
Niger / Pourquoi des militaires auraient-ils voulu prendre Niamey ?
Une nuit de forte tension a secoué Niamey, la capitale du Niger, après des tirs nourris et des explosions entendus dans plusieurs secteurs, notamment autour de la Base 101, de l’aéroport international Diori-Hamani et du secteur de la présidence. Le ministère de la Défense affirme qu’un groupe de soldats en rupture avec le règlement militaire aurait tenté de retenir certains de leurs camarades avant d’ouvrir le feu sur des sites sensibles.
Selon Reuters, le mouvement aurait impliqué des soldats originaires des localités d’Ouallam, de Téra et de Dosso, dans le sud-ouest du pays. Ces zones seraient fortement exposées aux attaques jihadistes et les troupes qui y sont déployées auraient subi de lourdes pertes. Il ne serait toutefois pas établi que ces militaires auraient quitté le front pour prendre Niamey.
Les raisons précises de ce mouvement resteraient donc à déterminer. Il pourrait être lié à des tensions au sein de l’armée, alors que les forces nigériennes font face depuis plusieurs mois à des attaques répétées de groupes jihadistes. Des analystes estiment que la persistance de ces violences et les lourdes pertes pourraient alimenter le mécontentement dans les rangs militaires.
Pour sa part, le gouvernement nigérien affirme que la situation serait sous contrôle. Le ministre de la Défense, le général Salifou Mody, a indiqué que les forces de défense et de sécurité auraient progressivement repris le contrôle des sites ciblés et a appelé la population au calme. Les informations faisant état d’un éventuel ralliement d’autres corps, notamment la gendarmerie, ne seraient pas confirmées officiellement à ce stade.


