
Football/ Les pays africains doivent à l’avenir éviter de placer des sous-fifres à la tête de la CAF
Le football africain se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une vive polémique. La récente décision de la Confédération africaine de football de désigner le Maroc comme vainqueur d’une compétition plusieurs mois après son déroulement suscite incompréhension et colère dans de nombreux milieux sportifs. Pour plusieurs observateurs, cette situation relance le débat sur l’indépendance réelle des instances africaines face à la Fédération internationale de football.
Depuis l’arrivée du président de la CAF, Patrice Motsepe, certains critiques dénoncent une proximité jugée excessive avec le patron de la FIFA, Gianni Infantino. La nouvelle décision de l’instance africaine est perçue par ces voix comme une preuve supplémentaire d’une influence extérieure sur les choix stratégiques du football continental. Dans les stades comme dans les médias, beaucoup estiment que le scénario de la compétition avait déjà donné l’impression que tout était mis en place pour favoriser le pays organisateur.
Selon ces critiques, le fait d’annoncer le Maroc vainqueur bien après la fin du tournoi renforce le sentiment d’injustice et d’incompréhension chez plusieurs supporters africains. Pour eux, le football du continent doit être géré dans la transparence et dans le respect des résultats obtenus sur le terrain. Ils appellent les dirigeants africains à défendre davantage les intérêts du sport local et à éviter toute décision pouvant fragiliser la crédibilité des compétitions.
Dans ce contexte, certains analystes vont plus loin en évoquant la nécessité de repenser la gouvernance du football africain pour les prochaines décennies. Ils estiment que l’avenir du ballon rond sur le continent dépendra de la capacité des pays africains à promouvoir des dirigeants indépendants, capables de prendre des décisions en toute souveraineté.



