
Le capitaine Ibrahim Traoré s’est prêté à un exercice de questions-réponses en début de cette semaine.
Interviewé par plusieurs journalistes, le président burkinabè s’est prononcé sur plusieurs sujets importants, dont ses relations avec la Côte d’Ivoire.Il a expliqué qu’à leur arrivée au pouvoir, ils n’avaient de problème avec aucun pays, en mettant l’accent sur les voisins du Burkina Faso.
« Nous étions en communication avec tout le monde et nous avons fréquenté tous les pays voisins. C’est le jour où le ministre de la Défense m’a dit que les Ivoiriens avaient envoyé une note demandant le retrait de tous leurs élèves de nos écoles », a-t-il déclaré. Il s’agissait bien entendu des élèves officiers ivoiriens qui fréquentaient le Burkina Faso.
Face à cette décision, le capitaine Ibrahim Traoré a ordonné la réciprocité de cette mesure côté burkinabè, car il ignorait quelles étaient leurs intentions derrière ce geste. Il qualifie cette décision des Ivoiriens comme le premier acte et le point de départ de la brouille. « Petit à petit, nous avons commencé à constater des actes d’hostilité à notre égard. »
Concernant la désescalade, le président burkinabè a clairement fait comprendre à ses interlocuteurs que le Burkina Faso ne sera plus un pays asservi et que beaucoup doivent l’intégrer définitivement.



