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Guinée/ La HAC fait des remontrances à France 24 après une bourde sur le président Doumbouya

La Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée a haussé le ton face à France 24 après une formulation utilisée à l’antenne pour désigner le président Mamadi Doumbouya. Le 14 septembre, un journaliste de la chaîne l’a présenté comme un « président putschiste ». La HAC a demandé à France 24 de procéder aux rectifications nécessaires et a ensuite interdit la diffusion de la chaîne en Guinée, avec effet immédiat.

France 24 a reconnu une erreur. Dans une lettre adressée le 17 septembre à Mamadi Doumbouya, sa directrice Vanessa Burggraf a parlé d’un « qualificatif inexact », assurant que la faute avait été corrigée et que le journaliste concerné avait présenté ses excuses à l’antenne. Elle a également demandé au président guinéen de réexaminer les mesures prises contre la chaîne.

Cette affaire relance le débat sur le traitement réservé aux dirigeants africains par certains médias occidentaux. Il arrive que des responsables africains soient présentés avec des qualificatifs ou des formules très marqués, comme « vieux faucon », « dinosaure » ou d’autres expressions qui peuvent être perçues comme condescendantes. Pour certains observateurs, l’épisode France 24 montre ainsi que le choix des mots peut avoir des conséquences lorsqu’il touche à la fonction présidentielle et au respect des institutions d’un pays.

Dans le cas de Mamadi Doumbouya, le terme utilisé par France 24 renvoie à son arrivée au pouvoir par un coup d’État militaire en septembre 2021. Mais il a ensuite été élu président lors de l’élection présidentielle de décembre 2025. C’est précisément cette nouvelle réalité institutionnelle que la HAC estime avoir été ignorée par la formulation employée à l’antenne.

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